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Comment sécuriser la location saisonnière de votre résidence secondaire en meublé de tourisme ?

Publié le : 21/07/2026 21 juillet juil. 07 2026

Mettre en location sa résidence secondaire quelques semaines par an peut constituer un levier efficace pour compenser les charges du bien. Cette pratique, fréquente dans les zones attractives, relève toutefois du régime des meublés de tourisme dès lors que le logement est proposé à une clientèle de passage n’y élisant pas domicile. Ce cadre juridique implique des formalités préalables, le respect de règles locales parfois contraignantes et une fiscalité spécifique.

Quand la location saisonnière devient-elle un meublé de tourisme soumis à enregistrement ?

Un logement meublé offert à la location de courte durée doit comporter l’ensemble des équipements nécessaires à une occupation normale, incluant mobilier, literie et appareils essentiels à la vie courante. La mise à disposition ne peut excéder 90 jours consécutifs au profit d’un même locataire sur une année civile. À compter du 20 mai 2026 au plus tard, tout loueur devra procéder à un enregistrement préalable via un portail national dédié afin d’obtenir un numéro d’enregistrement, lequel devra figurer dans l’annonce. Cette obligation s’appliquera sur l’ensemble du territoire. Elle s’ajoute, le cas échéant, à une autorisation de changement d’usage requise dans certaines communes, notamment dans les zones tendues. Les deux démarches répondent à des logiques distinctes et peuvent se cumuler. Le non-respect de ces prescriptions expose à des sanctions financières. Les plateformes numériques participent au contrôle, notamment en bloquant les annonces excédant les seuils autorisés.

Pourquoi la copropriété et la fiscalité doivent-elles être examinées en amont ?

En présence d’un lot en copropriété, l’analyse du règlement s’impose. Celui-ci peut interdire ou encadrer la location meublée touristique. Depuis le 21 novembre 2024, tout copropriétaire déclarant son bien en mairie comme meublé de tourisme doit en informer le syndic. Les nouveaux règlements doivent en outre préciser expressément si cette activité est autorisée ou prohibée. Sur le plan fiscal, les recettes relèvent des bénéfices industriels et commerciaux. Le statut de loueur en meublé professionnel s’applique lorsque les recettes excèdent 23 000 euros et surpassent les autres revenus d’activité du foyer ; à défaut, le régime de loueur en meublé non professionnel prévaut. Pour les revenus perçus en 2026, le seuil du micro-BIC est fixé à 83 600 euros pour les meublés classés et à 15 000 euros pour les non classés, avec un abattement respectivement de 50 % ou 30 %. Au-delà, ou sur option, le régime réel autorise la déduction des charges et amortissements selon les règles applicables. Des obligations complémentaires peuvent s’imposer : déclaration d’activité et obtention d’un numéro SIRET, cotisation foncière des entreprises, taxe de séjour, voire TVA en cas de prestations para-hôtelières. Lorsque les recettes dépassent 23 000 euros, une affiliation à l’Urssaf et le paiement de cotisations sociales peuvent également être requis.

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